D’une charte à des principes d’éthique

 

> La nécessité de règles d’évolution sociétale des organisations

La demande de transparence vis-à-vis des organisations est de plus en plus forte. Pour tenter d’y répondre, il est souvent fait référence à la nécessité d’une « nouvelle éthique » pour la reconquête de la croissance ; une éthique souvent traduite en charte intemporelle de bonne conscience sans indicateur mesurable.

L’éthique et la morale
L’éthique, à la différence de la morale qui régule des comportements, se construit à partir de « principes incontournables ». Ces principes sont difficilement généralisables et devraient être remis en question pour toute situation vécue par des êtres humains au contact de leurs semblables. Pour éviter l’arbitraire de règles d’éthiques non applicables dépourvues d’humanité, de bon sens et de règles morales, toute charte d’éthique devrait être traduite en « principes d’éthiques » intégrant des facteurs limitants pour aboutir à un changement radical des comportement humains et donc de société.

D’une charte à des « principes d’éthiques » conditionnés par 7 clés d’entrée
Un « principe éthique » doit répondre à des situations concrètes, être compréhensible et applicable par tout être humain doté de « l’âge de raison ». Les principes éthiques conditionnant le développement durable sont référencés en 7 catégories qu’une organisation peut s’approprier en totalité ou en partie. La confrontation régulière des principes d’éthique et de la réalité offre à chaque organisation la possibilité de les compléter et de s’autoévaluer.

  • Les principes et contraintes scientifiques
  • Les droits de l’homme
  • Les principes de survie
  • Les principes de responsabilité et de responsabilisation
  • Les principes d’action
  • Les procédures de contrôle et d’indicateurs pertinents
  • La mémorisation

Les principes et contraintes scientifiques
Ces principes imposent à toute activité humaine d’utiliser les connaissances et de capitaliser sur les savoirs existants. Leur ignorance entraîne au mieux des échecs, au pire des surcoûts économiques. Chaque organisation devrait donc disposer d’une centralisation des connaissances correspondant à ses activités, d’un accès et une formation individualisées.

Les droits de l’homme
Tout projet est tenu de respecter les droits universels de l’être humain ; des droits non négociables.

Les principes de survie des êtres humains et vivants
Aucune activité ou projet ne peut être considérée si elle met en cause délibérément la vie des êtres humains ou la disparition d’un écosystème. Pour appliquer ce principe, il faut dominer les processus de prévention, de précaution et d’innovation. Toute organisation devrait être en mesure d’optimiser une échelle des risques et des valeurs correspondant aux besoins et à l’état réel des territoires concernés

Les principes de responsabilité et de responsabilisation
Aucun projet ne peut être lancé sans définition préalable de la responsabilité globale et individuelle d’une structure. Chaque organisation doit donc veiller à établir des procédures managériales intégrant la responsabilité sociale et sociétale.

Les principes d’action
Les principes d’action décrivent des processus de mise en œuvre compatibles avec les contraintes décrites précédemment (contraintes scientifiques, de survie et de responsabilité). Pour éviter de rester dans du déclaratif, ces processus doivent être connus en interne, accessibles et contrôlables par un tiers.

Les procédures de contrôle et d’indicateurs pertinents
Au sein des organisations, ces procédures assurent une démarche de progrès permanente et un référentiel sur la durée accessible et contrôlable.

La mémorisation
Le suivi des indicateurs et des procédures de contrôle devraient être mémorisés au sein des organisation et rendus accessibles aux public sur la durée par un système « d’open-data ».

« S’indigner, se révolter, s’engager, mais ne jamais se résigner », Zadig21

Logo_Zadig_ja2